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Le syndrome de la petite surface

  • L’une des difficultés majeures dans le calcul réglementaire est de parvenir à un objectif BBC avec un logement ayant une surface inférieure à 90 ou 100 m2. Nous rappelons que le résultat s’exprime en kWhep/m2.an, il s’agit donc de kWh rapportés à une surface.
  • On constate à travers différents calculs qu’il y a très peu de différences entre les besoins (chauffage et eau chaude sanitaire) d’un T4 de 110 m2 qu’un T4 de 80 m2. Cette différence oscille entre 10 et 15%. En revanche la différence surface est bien plus conséquente, près de 30%. Nous avons donc une consommation quasiment identique qui est divisée par des surfaces avec des écarts importants. Il est donc évident que la grande surface divisera davantage la consommation globale du bâtiment que la petite surface.
  • Consommation RT = kWhep/m2.an = kWhep (varie très peu) / m2 (varie beaucoup)
  • Observons ce qu’il se passe pour un appartement de type F4 en faisant varie la superficie :
  • Superficie Besoin en eau chaude Consommation ECS
    kWhep/m2/an
    Consommation Chauffage
    kWhep/m2/an
    Consommation Globale
    kWhep/m2/an
    110m2 2036 kWh 27 66,9 109,9
    902 1868 kWh 32,1 72,5 121,1
    802 1768 kWh 34,5 78,1 130,8
  • (chaudière gaz condensation sur radiateurs et isolation supérieure aux gardes fous réglementaires)
  • Cette différence s’observe même avec des logements de typologie différente. Il s’agit d’un fait, la méthodologie réglementaire favorise les plus grandes surfaces et défavorise les plus petites.

Une correction est apportée dans la RT2012 en pondérant les objectifs réglementaires par un coefficient suivant la surface du bâtiment.